Sommaire du journal N°17 - Décembre/Janvier 1999
Chers lecteurs,
La croissance économique aidant, on construit partout. «Quand le bâtiment va, tout va !», dit un vieil adage. Certes ! Mais il convient malgré tout de s'interroger quand cette croissance touche les stations.
La récente décision du préfet de ne pas autoriser des constructions de plus de 500 m2 de surface habitable à La Clusaz, tant que la nouvelle station d'épuration ne sera pas en service, semble obéir à une volonté de temporisation qui rejoint celle de la dynamique association locale des propriétaires de résidences secondaires. On a vu, en d'autres endroits, à la montagne et sur le littoral, des villages plein de charme perdre, peu à peu, leur caractère pour devenir des usines à touristes. L'un des résultats est que la valeur de l'immobilier plonge à terme, que les communes croulent sous le poids des équipements supplémentaires et que les bénéfices restent, en fait, accessoires. Il y a donc un juste équilibre que les élus, soumis à la pression de quelques commerçants – qui n'ont pas toujours d'attaches locales – et de ceux qui ont des droits à construire, ont bien du mal à garder s'ils veulent conserver l'esprit de stations familiales qui caractérise encore celles des Aravis. Bonne année à tous !
La croissance économique aidant, on construit partout. «Quand le bâtiment va, tout va !», dit un vieil adage. Certes ! Mais il convient malgré tout de s'interroger quand cette croissance touche les stations.
La récente décision du préfet de ne pas autoriser des constructions de plus de 500 m2 de surface habitable à La Clusaz, tant que la nouvelle station d'épuration ne sera pas en service, semble obéir à une volonté de temporisation qui rejoint celle de la dynamique association locale des propriétaires de résidences secondaires. On a vu, en d'autres endroits, à la montagne et sur le littoral, des villages plein de charme perdre, peu à peu, leur caractère pour devenir des usines à touristes. L'un des résultats est que la valeur de l'immobilier plonge à terme, que les communes croulent sous le poids des équipements supplémentaires et que les bénéfices restent, en fait, accessoires. Il y a donc un juste équilibre que les élus, soumis à la pression de quelques commerçants – qui n'ont pas toujours d'attaches locales – et de ceux qui ont des droits à construire, ont bien du mal à garder s'ils veulent conserver l'esprit de stations familiales qui caractérise encore celles des Aravis. Bonne année à tous !
Aravis
- La neige de culture : une nécessité économique
- Remontées mécaniques : L'heure de la liaison n'a pas encore sonné
- Tromperies sur le reblochon
- Hors des sentiers battus
- Voie des Aravis : ça roule !
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Courrier des lecteurs
De M. Pierre Baugey, habitant du Grand-Bornand, moniteur de ski, ancien conseiller technique et sportif de la Jeunesse et des Sports et ancien conseiller municipal.